De quels équipements ont besoin les hôpitaux face à la Covid ?

fiole représentant un test du covid

Crainte puis ridiculisée avant de réellement arrivée, la seconde vague n’est pas moins grosse que la première. Pour les soignants traumatisés par le début de l’épidémie de Covid, replonger dans l’horreur des heures que l’on ne compte pas et les décès quotidiens est très difficile.

Cela l’est encore plus quand on est mal équipé pour faire face. Si les fameuses machines de réanimation à cinq chiffres ont fait les gros titres, le soignant a souvent besoin chaque jour d’équipements beaucoup moins chers, mais primordiaux.

Découvrons-les.

Combinaison ou blouse jetable

Face à une épidémie comme la Covid qui se transmet par l’émission de gouttelettes, le médecin et le soignant ne peuvent pas porter leur blouse habituelle qu’ils lavent à la machine. Il est impératif d’avoir des blouses et combinaisons jetables.

Ils en mettent une en début de service et la jettent après la fin de leur travail.

La différence entre la blouse et la combinaison est au niveau de la longueur. La blouse protège à partir des cuisses jusqu’au cou. La combinaison part des chevilles et recouvre le crâne avec une capuche, laissant à l’air libre le visage et les extrémités pieds/mains.

Gants et surchaussures

Tout le monde sait que les mains reste le point faible du corps humain face aux virus. Pour cette raison, les soignants ont deux options : mettre des gants jetables ou laisser les mains nues avec un lavage fréquent et long.

Le choix est parfois dicté par les règles du service et à d’autres occasions, comme pour les aide-soignants dans les Ehpad, c’est le salarié qui choisit ce qu’il préfère. Travailler avec des gants 8 heures par jour crée parfois des désagréments de peau douloureux…

Il ne faut pas oublier de protéger les pieds. Une gouttelette tombée sur la chaussure que vous ramenez chez vous n’est pas anodine. En mettant une surchaussure jetable, vous limitez ces risques.

Une charlotte en cas de blouse

Comme dit précédemment, la blouse ne recouvre pas le crâne comme le fait une combinaison de protection. Par conséquent, si le soignant a une blouse, il est vivement recommandé de mettre une charlotte jetable.

Ainsi, les éventuelles particules du virus qui pourraient arriver sur la chevelure viennent se déposer sur un équipement que vous jetez avant de partir du travail.

Les masques FFP2

Un soignant ne porte pas un masque en tissu cousu sur sa machine à coudre le dimanche ou un modèle en papier droit ; il porte un masque FFP2.

Si sa constitution permet de mieux respirer durant le port, le FFP2 est surtout recommandé car il suit des normes plus strictes. Imperméable aux gouttelettes, il protège mieux le personnel.

Il est également plus cher, mais les hôpitaux se dotent de stocks énormes pour des prix (heureusement) bien moins chers que ceux que l’on voit dans le grand public.

La visière pour les contacts directs

Nous avons tous croisé dans les rayons des supermarchés des personnes portant une grosse visière à la place du masque. Les experts sont unanimes : une visière ne remplace pas le masque. Mais, le masque ne protège pas les yeux.

Les personnels en contact direct avec des personnes ayant contracté la Covid 19 portent donc les deux : une visière longue arrivant jusqu’au cou avec un masque.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *