Quels sont les frais d’un syndic de copropriété ?

Bâtiment de copropriété

Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit rappel sur un syndic de copropriété et son utilité pour vous aider.

La copropriété est l’organisation d’un ou plusieurs immeubles et est divisée en lots répartis entre plusieurs propriétaires.

Pour faciliter cette organisation et conserver le bon état de l’immeuble, le syndic de copropriété a été créé. Il est obligatoire dans toutes les copropriétés et son rôle est défini par la loi. C’est souvent un professionnel qui est chargé de la mission, mais il est également possible de créer un syndic bénévole. Toutefois, ce dernier est souvent trop limité pour les plus grandes copropriétés à gérer.

Intérêt d’un syndic

Le syndic de copropriété a un rôle de gestion administrative et financière de l’immeuble. Toutes les missions sont définies par la loi n°65-557 dans l’article du 10 juillet 1965.

Dans une copropriété, la désignation d’un syndic est obligatoire quelle que soit la taille de la copropriété. Ce service professionnel externe est élu pour une durée déterminée par l’assemblée générale des copropriétaires.

Il veille à l’application des règles au sein de la copropriété ainsi qu’au respect des décisions prises par le syndicat de copropriété de l’immeuble. Il est d’une aide précieuse pour le côté financier, il établit un projet et est en charge de la gestion des frais.

Le coût de ce service

Ce service est bien sûr payant et le montant est inscrit dans le contrat de copropriété. Même pour les plus petites copropriétés, il faut souvent s’attendre à un tarif de quatre chiffres, tandis que les plus grandes copropriétés ont des coûts de plusieurs milliers d’euros.

Le montant est défini lors du devis initial. Pour cette raison, vous avez tout intérêt à faire jouer la concurrence pour obtenir le meilleur tarif possible. Une phase de négociation est alors possible lorsqu’il y a une concurrence entre les syndics.

De plus, il est primordial que vous sachiez exactement ce qui se trouve compris dans le montant et ce qui ne l’est pas. C’est souvent là que le pot au rose est découvert.

En effet, la rémunération se découpe en deux parties :

  • La rémunération forfaitaire
  • La rémunération annexe pouvant être facturée en dehors du forfait

La rémunération forfaitaire est ce que l’on appelle aussi les frais de gestion courante. Ils couvrent toutes les missions régulières comme l’entretien des parties communes, le calcul des impôts, les rappels des charges aux copropriétaires, etc.

S’ils représentent la majeure partie des actions du syndic, les dernières (correspondant à la rémunération annexe) peuvent faire gonfler la note de façon impressionnante. Le meilleur exemple est l’obligation d’immatriculation des copropriétés dans un registre national datant de fin 2017. Des études réalisées par des associations de copropriétaires ont montré que cette mission était facturée entre quelques dizaines et quelques milliers d’euros selon les syndics ! Pourtant, la tâche ne diffère pas d’une copropriété à une autre (même charge pour 20 comme 200 lots dans la copropriété) et ne prend qu’une quinzaine de minutes !

Questionnez le syndic avant la signature du contrat pour avoir le montant de tous ces frais. De simples recommandés sont parfois très chers.

La gestion de copropriété n’est pas simple et est onéreuse. Pour cette raison, vous avez tout intérêt à bien comparer les offres et à connaître exactement les frais qui vous seront demandés à la fin de l’année.

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