Vivre de peu : Comment franchir le cap ?

Salon minimaliste

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde matérialiste et individualiste. On travaille dur pour avoir de l’argent, acheter des objets plus ou moins inutiles sans même avoir le temps d’en profiter. Dans cette routine particulièrement éprouvante, l’exaspération est courante et de plus en plus de personnes sont attirés par le minimalisme.

Le minimalisme : qu’est-ce que c’est ?

Ce terme peu connu il y a encore vingt ans devient une véritable tendance, comme en témoignent des articles de blog sur le sujet ou des documentaires comme ceux publiés sur Netflix.

Le minimalisme ne consiste pas à vivre dans la rue avec une seule tenue, mais à se restreindre pour avoir uniquement l’essentiel. Il s’agit de consommer moins et mieux. Prenons l’exemple des jouets pour enfants. Combien de parents finissent par avoir trois grands coffres remplis d’accessoires en plastique alors que le petit passe 90% de son temps avec les deux mêmes voitures ?

Ce constat se décline pour tous les objets : les vêtements, les nouvelles technologies, la nourriture, les produits de toilettes…

Comment analyser la situation actuelle ?

Le problème est similaire à un départ en vacances. Au début, on se dit toujours que l’on ne va que prendre l’essentiel… pour finir avec une valise impossible à fermer car on a pris tous les accessoires qui « pourraient » servir.

Faites un jeu. Prenez une feuille de papier et parcourez tous vos placards. Dès que vous trouvez quelque chose qui n’a pas servi depuis plus de six mois, notez-le. Sur une autre feuille, inscrivez tous ceux qui sont utilisés plusieurs fois par mois. Généralement, la première liste fait plusieurs pages, tandis que la seconde est relativement concise.

L’idée est alors de se séparer de tout ce qui est inutile. Ne jetez pas tout ; essayez plutôt de les vendre ou de les donner à des personnes qui en auront besoin.

Cependant, faire cet effort n’est pas une finalité car vivre avec peu ne doit pas être une contrainte ou représenter un ménage de printemps annuel. C’est un état d’esprit.

Une éducation basée sur la possession

Depuis l’enfance, être heureux et vivre simplement sont rarement les objectifs fixés. Les parents, les professeurs et toute la société vous poussent, avec des drivers, à suivre un chemin unique : avoir des enfants, amasser le plus d’argent possible, travailler dur pour profiter de ses vieux jours, accepter le mal-être au travail, etc.

Pour vivre avec peu, il faut se séparer de toute cette éducation et aller au-delà. La prise de conscience est instantanée dans la plupart des cas, mais elle ne dure pas. Très vite, on reprend les vieilles habitudes.

Pour cette raison, un changement clair et fort doit avoir lieu en plus de la séparation matérielle. Cela peut consister en un déménagement en dehors du centre-ville, à la découverte d’une nouvelle passion comme le sport en extérieur et la méditation… Des efforts sur d’autres secteurs de votre vie entraîneront aussi un changement radical. L’alimentation est souvent un point clé. Moins de produits industrialisés en masse, un retour aux légumes du jardin et à la préparation de ses plats répondent parfaitement au concept du minimalisme.

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