Les femmes et les enfants d’abord ?

Bateau à voile

La règle qui imposerait qu’en cas de naufrage, les femmes et les enfants passeraient en priorité est mis à mal par une étude de scientifiques suédois qui ont analysés 18 catastrophes maritimes.

Sauve qui peut semble être la seule et unique motivation qui prime lors d’un naufrage. Les hommes ne semblent pas faire preuve d’un grand sens du sacrifice en mettant en priorité dans les canots femmes et enfants. Le mythe tombe après la diffusion de l’étude très sérieuse menée par des scientifiques de l’Université d’Uppsala, en Suède, qui ont étudié le taux de survie de 15.000 naufragés entre 1852 et 2011. Les hommes à bord d’un navire en perdition ont généralement deux fois plus de chances de survie que les femmes, tandis que les enfants sont encore plus mal lotis que ces dernières. « Le naufrage du Titanic, durant lequel 70% des femmes et des enfants ont survécu contre 20% des hommes. Le comportement entrevu sur le Titanic semble être à l’origine des idées reçues sur les comportements humains lors des sinistres »  » précisent les chercheurs. Le taux de survie des femmes  est nettement inférieur lors de 11 naufrages et la différence n’est pas suffisamment marquée pour les cinq autres catastrophes maritimes analysées.
Lorsque les capitaines ordonnent que priorité soit donnée aux femmes et aux enfants, ces derniers ont par contre plus de chance de survivre, comme le prouve l’exemple du Titanic sur lequel des officiers auraient même tiré sur des hommes ne respectant pas les consignes. Néanmoins, le capitaine et son équipage tendent, eux aussi, à privilégier leur propre survie, comme le montre l’exemple du naufrage du Costa Concordia, début 2012, lorsque le capitaine italien avait abandonné le paquebot, laissant derrière lui 4.200 passagers, dont 32 trouvèrent la mort. Selon l’étude suédoise, ce comportement n’est pas vraiment inhabituel, puisque les membres d’équipage « ont un taux de survie plus haut que les passagers, et que seuls 16 capitaines ont coulé avec leur navire ».
Des disparités similaires selon les sexes ont été relevées par d’autres études consacrées au comportement humain lors de catastrophes naturelles.

 Archive du lundi 30 juillet 2012

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